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Origine

On pense qu'il est le descendant du chien arctique du Chow Chinois, le Dewa, l'Ichinoseki et sans doute du Matagi de la région d'Ôdate (province d'Akita).


Certaines familles sélectionnaient les chiens, de génération en génération, sur la couleur : blanc d'Adachi, noir d'Izumi, bringé de Bensouzama, d'autres pour la garde et la dissuasion, d'autres enfin sur les qualités de chasseur.

Des écrits anciens le décrivent comme un chien polyvalent, pour la chasse à l'ours ou au sanglier, pour rapporter le gibier tombé à l'eau, pour tirer un traîneau et pour la garde de la maison. Au Moyen Âge, il portait des colliers très riches, était le favori de la noblesse japonaise et de l'empereur. On le trouvait mêlé à toutes les cérémonies familiales ou religieuses, dans des rituels très complexes. L'empereur l'avait même nommé " chien officiel du temple ". On parle surtout de lui à l'époque de " l'ère Edo ", de 1816 à 1868, sous l'hégémonie de la famille Tokugawa. L'Akita est considéré comme quelque chose de sacré, on invente même un langage particulier pour s'adresser à lui et on lui offre des domestiques pour en prendre soin.

Le Shogun Tsunayoshi Tokugawa né pendant " l'année du chien ", ira jusqu'à promulguer une loi afin de punir sévèrement celui qui blesserait ou tuerait un Akita, ainsi les chiens se multiplièrent dans la capitale Edo (actuellement Tokyo). Un Shogun offrit à son chien un espace privé de 530 000 m2 sur sa propriété.

Dans la région d'Ôdate certains sont employés pour le combat rituel, on les nomme ôdata inus, kazuno inus selon leur lieu d'origine, on trouve également le Gou (croisement avec le chien chinois) ou le Matagi inu (chien de montagne). On doit prendre en compte l'arrivée des premiers voyageurs espagnols et portugais qui laissèrent sur place quelques spécimens venus de chez eux.

Avec le début de la cynophilie en Europe et dans le monde, les échanges vont se multiplier à l'ère Meiji (1868-1912), on importe au Japon des chiens de combat anglais, comme le Bull dog ou le Mastiff. Les Samouraïs trouvent dans les combats de chiens un spectacle très agréable et il est probable que les mélanges de races sont alors pratiqués, pour rendre plus performants ces guerriers à quatre pattes.



Les affrontements devinrent très populaires avec à la clef des paris avec de grosses sommes d'argent. Dès 1909, Masataka Mori, gouverneur de la préfecture d'Akita, inquiet de l'ampleur du phénomène, va promulguer une loi interdisant les combats.

L' épidémie de rage qui survient l'année suivante, va obliger les autorités à supprimer la plupart des chiens, véritables mélanges de races, très éloignés de leurs ancêtres Akitas. Certains sujets destinés au travail sont pourtant préservés et sont très appréciés comme l'écrira Shirase, le premier explorateur de l'antarctique japonais: " Ces chiens étaient aussi bons que les meilleurs Huskies et autres races nordiques, ils ressemblent aux Huskies avec leurs oreilles dressées, leur queue roulée, leurs pattes de chat, leur double-fourrure, mais ils sont différents par leur morphologie et leur caractère docile qui les rend beaucoup plus facile à dresser ".

L'impôt sur le chien ne calmera pas l'ardeur des amateurs de sang, et des combats vont être à nouveau organisés entre l'Akita d'Ôdate et le Tosa de la préfecture de Shikoku. Pour améliorer les performances, on croise les races entre elles ou avec des chiens anglais et notre Akita se voit affublé du nom de " Shin-Akita " (nouvel Akita). Pour tenter de sauver la race le Dr Watase qui entreprit de rédiger une loi pour préserver les trésors nationaux englobant des monuments, la faune et la flore, mais également le chien national, tente de retrouver l'Akita dont la race semble avoir disparu.

Un noble, M. Ichinoseki, ému par cet état,de choses va fonder une association pour la protection de la race vers 1930. Ses efforts seront récompensés car en juillet de l'année suivante l'Akita est reconnu comme " monument national " et l'élevage rigoureux, appuyé sur des souches les plus pures possible, est relancé. D'autre part il demande à ce que toute exportation soit interdite.

Un autre événement allait aider à relancer la popularité de la race au Japon, c'est l'histoire d'Hachiko, que la presse diffusa largement. Le Prof. Eizaburo Veno de l'université de Tokyo, achète un petit Akita né en novembre 1923 à Ôdate. II habite la banlieue (Shibuya) de Tokyo et a pris l'habitude de se faire accompagner jusqu'à la gare par Hachiko. Le soir lorsqu'il rentre, son chien est là, toujours ponctuel pour l'attendre à trois heures de l'après midi. Or, un jour de février 1924, Hachiko ne vit pas son maître descendre du train, il attendit toute la nuit son maître en vain car celui-ci était décédé à l'université. Hachiko est alors âgé de 1 an et demi, malgré les bons soins des amis du professeur, il est chaque jour à 15 heures à la gare, au cas où son maître adoré reparaîtrait ...

Jusqu'à sa mort en avril 1934, il resta fidèle à ce pèlerinage. On lui érigea en 1943 une statue, devant la gare de Shibuya, qui est devenue le lieu des promesses de fidélité entre amoureux. Sa peau est conservée au musée de Heno et son histoire est racontée aux écoliers dans tous les livres scolaires.

Pendant la seconde guerre mondiale toutes les races japonaises, y compris l'Akita, vont subir des coupes sombres. On utilise leur pelage pour protéger les soldats du froid, on mange leur chair dans les moments de pénurie alimentaire, ceux qui survivent n'ont pas grand chose pour se nourrir.

Des passionnés de la race vont tenter de sauver l'Akita, comme M. Ichinoseki ou des éleveurs isolés en montagne. Après la guerre, des Américains réussirent à acquérir à prix d'or un couple d'Akita Inu pas très typés, probablement le fruit de croisement avec d'autres races plus lourdes, depuis, cela a donné l'Akita made in USA "l'Akita Américain", différent du type du Japonais.

Le Japon va réorganiser l'élevage et tenter de retrouver l'Akita originel, ils réviseront à plusieurs reprises leurstandard :1964, 1973, 1980, 1983 ...

Le dernier datant du 12 janvier 1998. Au début on trouve des élevages célèbres comme la lignée Dewa à M. Ito ou la lignée Ichinoseki à M.Izumi, on va jusqu'à diviser l'Akita en trois grands types :
- L'Akita " berger " fruit de mélange avec des bergers allemands de l'armée, très proches de la lignée Dewa.
- L'Akita de combat, avec l'infusion de plusieurs molosses surtout anglais.
- L'Akita " matagi " le chien de montagne le plus proche de l'ancien type.

En France, un premier sujet est offert à un diplomate, qui le ramènera dans les années 70. D'autres spécimens seront importés d'Italie, des Etats-Unis et d'Allemagne, au début des années 80.

En 1990 le président de la Société Centrale Canine, Camille Michel, demande poliment au président du Kennel Club japonais M. Kariyabu, il fut récompensé par l'offre en 1991 d'un couple nommé Kori et Shoryu, en 92 Goki un mâle arriva également. Une association fut créée par le Club Français du chien nordique et un affixe fut trouvé " Kiboo no Hinode " (Espoir du soleil levant).





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